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Il est suivi deux ans plus tard par Jean Carrier qui a promis de « bien enseigner aux enfants
pendant une année » aux gages de 147 livres. Gages qui s'avèrent, cette fois encore, insuffisants puisqu'en
novembre 1727, il déclare « ne pouvoir subsister avec les gages donnés l'an dernier ». Compte tenu des
« soins qu'il s'est donné pour l'éducation de la jeunesse », il lui est proposé 153 livres. Il est toujours en
place en 1732, année où Pierre Eynard lui succède à raison de 6 livres par mois (!) plus la contribution des
parents.
L'année 1733, l'état très précaire des finances de la communauté l'a contrainte à revenir au mode
de rétribution du maître d'école en vigueur en 1675, c'est à dire une contribution des parents liée au savoir
enseigné. Cette année là, le consul informe l'assemblée que « (…) pour le precepteur de la jeunesse, il en
a trouvé un capable et quil s'offre au prix (75 livres par an) moyennant ce que les particuliers lui
donneront ce qui est beaucoup plus avantageux pour la communauté (...) » et prévoit qu'ainsi, leurs
enfants en profiteront davantage. Il précise plus loin : « ... les enfants luy payeront, savoir pour ceux qui
aprandront a lire, cinq sols par mois, dix sols pour ceux quy aprandront a escrire et quinze sols aussy
par mois pour ceux quy aprandront a chiffrer (...) ». À cette époque, les enseignements de la lecture et de
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l'écriture sont dissociés ; on apprend d'abord à lire, puis à écrire. À ce propos, jusqu'au milieu du XVII au
moins, la confrérie des maîtres-écrivains, voulant se réserver l'enseignement de l'écriture, attaquait en
justice les maîtres d'école de la ville de Paris qui pratiquaient cet enseignement.
Guillaume Fortin, qui se déclare maître-écrivain (sans doute est-il écrivain public), est nommé
pour l'année 1735. La répartition entre les gages de la communauté et la contribution des parents a été
revue puisqu'on lui offre cent livres de gages pour l'année, payables « quartier par quartier » ; la
participation des élèves se monte respectivement à 3, 6 et 9 sols pour ceux qui apprendront à lire, écrire et
chiffrer. Il lui est demandé d'ouvrir l'école le premier octobre. Guillaume Fortin occupe également la
fonction de secrétaire, ce qui lui permet de faire preuve de son talent de calligraphe. Le paiement
« quartier par quartier » incitait le maître à rester en poste jusqu'à la fin de son « contrat ».
Extrait des délibérations du 6 novembre 1735 « calligraphié » par Guillaume Fortin
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