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juste patron et successeur légitime des fondateurs de ladite chapelle  »  aura charge d’en prendre garde et
          avoir soin du service divin.

                 Un peu plus tard, en 1688, Antoine Borel Delor, notaire royal, fils du précédent, choisit la chapelle
          Sainte-Anne  pour  dernière  demeure,  tandis  que  son  épouse,  Marie  Peysson,  rejoint  celle  de  Sainte-
          Catherine en 1705.

                 Le temps s'écoule et Saint-Martin subit le même sort que ses homologues. L'impitoyable compte
          rendu  de  1603  le  désigne  aussi  comme  "  ruiné  et  découvert  "  après  les  dures  années  de  guerre.
                                                                       e
          Suffisamment restauré, il poursuivra sa mission jusqu'au XVIII  siècle. En 1791, bâtiment et terrains sont
          mis aux enchères comme biens nationaux. Plusieurs lots étaient attachés à la chapelle Ste-Anne dont les
          revenus  assuraient  l'entretien  général.  À  cette  époque,  le  prieuré  dépendait  de  la  congrégation  du  St-
          Sacrement de Valence.

                 Quelques  structures  et  pans  de  murs  ont  survécu  à  la  Révolution  en  s'intégrant  à  une  nouvelle
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          demeure. Au XIX  siècle, le général de Montluisant a restitué un croquis figurant les vestiges de l'édifice.














                                                                        Archives de Montluisant (coll. privée)











                                                                        Souvenir de Saint-Martin (GoogleEarth)

                 Le cimetière attenant a disparu sous les ceps de vigne, mais le soc d'une charrue dérange encore
          parfois le couvercle d'un sarcophage de pierre, dernier témoin des tous premiers occupants du lieu.

                 Bien  des  découvertes  sont  encore  à  venir  sur  l'histoire  de  ces  lieux  malmenés.  À  la  suite  des
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          pionniers  enthousiastes  du  XIX   siècle,  l'archéologie  des  lieux  mériterait  un  deuxième  regard  avec  les
          technologies modernes, et une synthèse des sources littéraires pourrait passionner de nouveaux chercheurs
          sur l'histoire d'un terroir aussi riche que celui de Marsanne. À vos pioches! À vos tablettes !

                                                                                          Colette Picolet-Ramos



          Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°39                                                                                                                                             Page | 26
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