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En 1738, c'est le curé Meyzin qui propose de fabriquer sur place les tuiles nécessaires à la
réfection du toit de Saint-Félix grâce aux ressources disponibles sur place : bois, chaux, argile. Mais il
faut demander l'autorisation de couper le bois et en même temps obtenir quelques dégrèvements d'impôt
pour mener à bien le projet. Malheureusement, la situation financière de la communauté ne fait que
s'aggraver, les demandes successives resteront lettre morte.
De délai en délai, Saint-Félix continuera de péricliter, la voûte finira par s'effondrer et l'édifice
perdra définitivement son statut d'église paroissiale après la Révolution, devenant peu à peu la ruine
magnifique à la silhouette si familière.
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Quant à Notre-Dame de la Fontaine, elle disparaît au XIX siècle,
mais pas totalement. Comme le chat invisible d'Alice au Pays des
merveilles dont on ne voit que le sourire, un petit « fenestron » de la
façade du château de Montluisant rappelle qu'un pan du mur extérieur
ouest de l'église y est intégré à jamais !
Outre ces édifices principaux, il ne faut pas oublier la chapelle
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Notre-Dame des Bois, puis de Bon-Secours. Édifiée vers le XVII siècle dans le vallon du petit torrent du
Fresneau, à l'ouest de la colline du village, elle est l'objet d'une fervente dévotion de la part des
Marsannais ou des fidèles de passage. La tradition place ici un miracle qui permit à la pieuse jeune fille
d'un tailleur de pierre de recouvrer la vue par ses prières à la Sainte Vierge.
Dans les textes, elle attire notre attention en 1725, lorsque le curé de Meyzin décide brusquement
d'y transférer les messes des fêtes mariales du 15 août et du 8 septembre. Le modeste édifice ne peut
contenir les " 900 communiants " locaux avec les étrangers à la paroisse, et les consuls émettent une vive
protestation auprès de l'évêque de Valence.
Plus tard, c'est la dévotion particulière à la petite chapelle de la part de la famille de Marcel de
Blaïn du Poët qui vient mettre le site en lumière. En janvier 1762, le curé note le don, « pour la chapelle
Notre-Dame de Bon Secours, ditte vulgairement de Frenaud », d'une chasuble et d'un devant d'autel
présentés par le marquis du Poët au nom de sa mère, la marquise Louise de la Baume de Tertulle Pluvinel
décédée en 1760.
Chapelle N-D de Bon Secours (photo AVM) Don de la marquise de Blaïn du Poët
Enfin, le 22 mai 1772, un autre fils de la marquise, Joseph-Gaspard de Blaïn du Poët, chevalier de Malte,
remet au curé et au consul de la communauté « une somme de 721 Livres en argent comptant, et un billet de 479
Livres (...). La dite somme de douze cents Livres a été léguée à la chapelle de Bon-Secours, dite vulgairement de
Fresneau, par noble Joseph Constantin Fidèle de Blaïn du Poët, lieutenant des vaisseaux du Roy, tué dans l’Inde »
(...). En retour, « le chevalier exige » des prières pour le repos de son frère, et " le placement de ses armes au-
dessus de la porte de la chapelle en-dedans (...). »
Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°39 Page | 24

