Page 924 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
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Marsanne ses églises, prieurés et chapelles
                                                   au fil des siècles

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                 Au  mandement  de  Marsanne,  aux  XVI et  XVII siècles,  on  comptait,  outre  l'église  paroissiale
          originale  de  Saint-Félix  et  celle  de  Notre-Dame  de  Fresneau,  deux  prieurés  entourés  chacun  de  leur
          cimetière, Saint-Martin et Saint-Laurent de Meyras, que l’on dénommait alors «  église », ainsi que les
          chapelles du Bon-Secours et de Saint-Claude.

                 Surplombant en majesté le vieux village, juste sous le
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          château médiéval, Saint-Félix est un ancien prieuré du XII
          siècle  dépendant  de  l'abbaye  augustine  de  Saint-Thiers  de
          Saoû.  Devenu  église  paroissiale,  puis  ruiné,  sa  silhouette
          remarquable accompagne les Marsannais depuis une dizaine
          de siècles.

                 Fief des Adhémar de Poitiers, puis de Grignan et de
          Monteil, Marsanne revint finalement vers 1582 à la famille

          des Adhémar de Brunier qui conserva les titres. Sur place, les
          rares traces de la présence des Adhémar de Monteil de Brunier se lisent
          dans les registres paroissiaux conservés à partir de 1616.

                 Traditionnellement  parrains  ou  marraines  pour  des  enfants  du
          village, les membres de la famille ont aussi leur sépulture dans la chapelle
          familiale de Saint-Jean-Baptiste, sous le clocher de Saint-Félix. Jean Louis
          Adhémar de Monteil de Brunier rejoint ainsi le 26 octobre 1707 sa mère,
          Marguerite de Richard, disparue en 1654, en présence de tous les curés des
          paroisses voisines.

                                                                                                                                                  Chapelle Saint-Jean-Baptiste

                 L'édifice  lui-même  n'a  pas  traversé  le  temps  sans  dommages.  Plusieurs  visites  épiscopales
          chargées  de  faire  l'état  des  lieux  des  paroisses  du  diocèse  montrent  déjà,  en  1603,  «  une  esglize
          parrochialle,  soubs  le  vocable  de  Saint  Félix,  descouverte,  sans  hostel,  clocher,  fonts  baptismales  ne
          ornements ». Les réparations semblent bien modestes en 1613, et toujours insuffisantes en 1734.

                 Pourtant, le toit avait bien été réparé et le clocher redressé, puisque, le  17 novembre 1732, on
          pouvait  bénir  une  "  grosse  cloche  "  nommée  "  Anne  Marie  Joseph  ".  Son  parrain,  Jérôme  Dufesc  de
          Lozeran, et la marraine demoiselle Anne Marie Élisabeth de Saint-Veyran. Le lendemain, on bénit aussi
          une cloche pour l'horloge du beffroi, «  Marguerite Jérôme Elisabeth ». Même parrain, et  pour marraine
          Marguerite Borel Delor (née en 1724, peut-être la fille de Jean Borel Delor et future épouse de Laurent
          Veyrenc). Plus tard, en 1736, on change les vitres !












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          Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°39                                                                                                                                             Page | 23
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