Page 926 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
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La  chapelle  sera  agrandie,  mais  les  armes  du  noble  chevalier  ont  été  fidèlement  replacées  à
          l'intérieur, au-dessus de la porte, selon son vœu.














                                                  Armes de Joseph Constantin Fidèle de Blaïn du Poët à Fresneau

                 Dans la plaine, deux édifices remarquables ont aussi rythmé la vie quotidienne des Marsannais
                         e
          jusqu'au  XVIII   siècle.  Il  s'agit  des  prieurés  Saint-Laurent  de  Meyras  et  Saint-Martin,  dépendant
          également de l'abbaye de Saint-Thiers de Saoû.

                 Situé au nord de la commune sur la route de Grâne, sous le vieux village, le prieuré Saint-Laurent
          de Meyras se signalait encore par quelques ruines en 1963. Sa chapelle servit de sépulture aux familles
          Teyssier de Tournier et aux Mazade, dont un fut lieutenant de la " châtelainie " de Marsanne. Dans le
          cimetière qui l'entourait ont été ensevelis, de 1653 à 1791, les habitants des hameaux et quartiers voisins
          des Bastets, Parizot et Chantereine.

                 Tout comme les édifices voisins, le prieuré Saint-Laurent a subi
                                                             e
          les  dégâts  des  troubles  successifs  à  partir  du  XVI   siècle.  La  visite
          épiscopale  de  1613  le  découvre  "  démoli  et  découvert  ".  Il  sera
          sommairement restauré, mais la Révolution consommera sa disparition
          en  vendant  chapelle  et  cimetière  comme  biens  nationaux.  Sur  le
          cadastre  de  1809,  on  distingue  une  vague  silhouette  sur  les  parcelles
          105, 106, 103.

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                 À la fin du XIX  siècle, à l’occasion de travaux d’aménagement
          de  la  voirie,  et  notamment  du  chemin  de  Meyras  qui  traversait  l’ancien  cimetière,  on  exhuma  des
          ossements, peut-être ceux des familles Burel, Blache, Latard, Villeneuve, ou Serrepuy qui y avaient été
          ensevelis. En 1923, lors de la réfection du même chemin, on releva encore une douzaine de tombes. (Ci-
          dessus, vue du cadastre)

                 Dernier lien avec l'abbaye de Saint-Thiers de Saoû, le prieuré Saint-Martin, situé en bordure de
          l'actuelle route de Montélimar, proche du quartier de la Rue. Dans ses chapelles ont été inhumés nombre
          de membres des familles importantes de Marsanne.

                 En  1506,  fondation  de  la  chapelle  Sainte-Anne  par  noble  Aimard  Odoard  co-seigneur  de
          Barcelone  habitant  Marsanne,  où  sont  enterrés  ses  ancêtres,  avec  donation  de  terre,  d’une  vigne  et  sa
          source au quartier de la Rue dont les revenus serviront à l’entretien d’un recteur, d’une maison et d’un
          jardin en Lachard. En 1623, un descendant, Pierre Odoard, seigneur de Barcelonne, y prend place à son
          tour.

                 En 1608, un acte notarial de Jean Reboul, met «  sieur David Borel, en possession de la chapelle
          intitulée  de  la  bienheureuse  Vierge  Marie  et  Saint-Nicolas  dans  l'église  Saint-Martin   »  (...)  «   lequel
          comme fils à feue Demoiselle Louise de  fille naturelle et légitime de feu noble Charles de Coursas quand
          vivait

          Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°39                                                                                                                                             Page | 25
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