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C'est Antoine Geoffroy qui est précepteur de la jeunesse lors du changement de siècle. Il figure ci-
          dessous, avec sa fonction, dans l'acte de décès de Françoise Peysson le vingt juillet 1699.














                 Son successeur, Gabriel Allier, enseignera à Marsanne de 1703 jusqu'en 1707. En novembre 1703,
          « ...il a este traité avec sieur Gabriel Allier pour enseigner la jeunesse et servir de secretaire de cette
          communauté et, a cest efait, ecrire les rolles des traites capitation et delibération moyenant la somme de
          dix livres par mois, et outre ca la communauté luy fournira dun logement suivant les coutumes, et les
          enfants de particuliers de la dite communauté payeront suivant les antiennes coutumes ».

                 En  novembre1707,  après  le  départ  de  Gabriel  Allier,  aucun  candidat  ne  s'est  présenté  et  il  est
          demandé au consul de faire diligence pour trouver rapidement un remplaçant. C'est Antoine Geoffroy qui
          prend la relève en cours d'année et est reconduit pour l'année suivante. Il a été auparavant maître d'école à
          Roynac en 1696 et, comme on l'a vu, à Marsanne en 1699. Jean Chassagnerey de Francillon lui succède.

                 Le « sieur Durand » se propose pour 1710, mais il considère « ...qu'il ne saurait subsister au prix
          de cent quarante sept livres par an... ». Il est vrai qu'à cette époque un mulet adulte valait plus de 300
          livres ! On décide de lui accorder 5 livres de plus pour l'année. Sans doute considère-t-il cette somme
          encore  insuffisante  puisqu'en  1713  c'est  Charles  Reynaud  qui  enseigne  aux  jeunes  marsannais  dans  la
          maison  acquise  par  la  communauté  dans  des  conditions  sans  doute  très  précaires  puisque  l'assemblée
          considère « qu'en l'état elle est inhabitable ».

                 Un religieux, Gabriel Bernaud, dont il a été question plus haut, occupe ensuite la fonction jusqu'en
          1716. Henry Garcin, qui lui succède, semble avoir quitté Marsanne avant la fin de son contrat puisqu'en
          octobre  1717  l'assemblée  déclare :  « ...  qu'il  y  a  fort  longtemps  que  cette  communauté  n'a  point  de
          précepteur pour instruire la jeunesse, que sy ont faisait un party avantageux, il s'en pourrait trouver dont
          la communauté serait satisfaite. Sur quoy a esté délibéré que Mr .le curé ou autres habitants sont priés de
          chercher quelqu'un [...] auquel il sera donné jusques à 150 livres (...) ». L'importance des gages proposés
          porte ses fruits et un nommé Pierre Manga est engagé. Il est précisé qu'il enseignera gratuitement à lire,
          écrire et l'arithmétique. Ainsi débute la seule période avant la Révolution pendant laquelle l'enseignement
          est totalement gratuit.

                 Jacques Roussel, nommé en 1722, ne reste que deux ans en fonction puisqu'en novembre 1724
          c'est Michel Baron qui s'est offert d'être maître d'école moyennant 150 livres de gages ; il a commencé le
          premier du mois. Attendu le grand nombre d'enfants qu'on envoie à l'école, « ... il est interdit au sieur
          Baron de recevoir des enfants en deçà de sept ans pour que ceux qui ont l'âge de raison en profite... ». Il
          s'agit  ainsi  de  concilier  les  intérêts  du  maître  d'école  dont  le  revenu  dépendait  du  nombre  d'enfants
          accueillis et ceux de la communauté soucieuse de l'efficacité de l'enseignement donné.




          Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°39                                                                                                                                             Page | 29
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