Page 810 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
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L'année 1841 ne sera pas plus clémente. Pluies ininterrompues sur un département de la Drôme
          déjà bien affecté. Le Roubion dévaste Bourdeaux, tandis que le Jabron s'exerce sur Dieulefit, et pour finir,
          ils vont gaiement inonder Montélimar en détruisant au passage les travaux de protection tout juste achevés
          au niveau de l'Hôtel de la Poste. Heu...le pont du Teil tout neuf est emporté...!.
                 Entre 1842 et 1846, poursuite des scénarios précédents.
          Heu...le pont suspendu  du Teil, tout neuf, ne résiste pas à la
          vague de 1842, c'est la troisième fois !
                 En septembre et octobre de 1845, Montélimar doit faire
          face à une inondation majeure par le Roubion déchaîné, avec
          un niveau de 1 m supérieur à celui du maximum de celui de
          1841.  La  ville  souffre  de  dégâts  considérables,  drame  qui  se
          reproduira  encore  en  1886,  épisode  relaté  par  le  Journal  de
          Montélimar du 13 novembre de cette même année.

                 Mais  l'inondation  catastrophique  de  référence  restera    1856 - Lyon, ruePierre Corneille
          celle de 1856. Conséquence de fortes pluies sur l'ensemble des             (ex rue Madame
          bassins  fluviaux  du  territoire  au  début  mai,  le  phénomène  a,
          une fois encore, réuni les eaux de la Saône et du Rhône pour
          un bilan dramatique tout au long du cours du fleuve. Cette
          fois-ci,  des  photos  témoignent  des  ravages  à  Lyon  (rue
          Madame,  proche  de  La  Part  Dieu).  Une  fois  de  plus,  le
          quartier de la Guillotière paye aussi un lourd tribut avec 18
          victimes.

                 Dans  la  région  de  Montélimar,  c'est  Ancône  qui
          souffre le plus. Noyé sous les eaux, le village a aussi perdu
          contact  avec  l'Ardèche  :  le  pont  de  Rochemaure  est
          emporté,  comme  ceux  du  Pouzin,  de  Donzère,  et  de
          Viviers. En revanche, le pont suspendu du Teil, en service
          depuis  1845  et  bien  qu'endommagé,  tient  bon.  Ses              Pont de Rochemaure, 1858
                                                                                  (Type Marc Seguin)
          aventures ne sont pas terminées.

                 Il faudra attendre 1886 et 1892 pour deux ultimes
          épisodes  de  crue  dûs,  non  pas  au  Rhône,  mais  au  duo
          "Jabron-Roubion". Des repères en témoignent sur la digue
          sous le boulevard du Fust.
                 Le XIXe siècle s'efface, le XXe apportera aussi son
          lot d'inondations tragiques. A Marsanne, on verra une ou
          deux fois l'Ancelle et le Brû répandre leurs eaux, mais le
          Jabron et le Roubion sauront faire preuve d'un peu moins
          de nervosité !
                                                                               Vieux Pont restauré, 2013












                           Pont du Teil, 1931                                   Pont du Teil, 1845


          Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°36                                                                                                                                              Page | 33
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