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sont fermées, et tout de même étanches, car le Roubion dépasse de 65 cm le niveau du sol à la porte du
Fust. Les dégâts sont limités aux alentours. En 1678, vengeance, le pont du Fust est emporté.
Un siècle plus tard, septembre 1747, même scénario. Une partie des remparts toujours debout est
écroulée. Pendant ce temps, la Drôme emporte une arche du pont d'Aouste.
En 1789, le Rhône gelé à Lyon et sur plusieurs sections de son cours, subit une débâcle brutale sous
l'action du vent chaud du Midi. Des blocs de grande taille endommagent les ponts et les constructions sur
ses rives. A Ancône, souvent maltraité par le fleuve, l'inondation coupe le village en deux, emporte des
maisons et l'appel au secours des habitants figure dans une lettre de doléances adressée au ministre Necker.
Pendant l'été, la Drôme endommage des digues en construction à Crest, tandis que le Roubion s'attaque à
des digues de La Laupie.
La fin du siècle se signale toujours par des débordements, des pluies torrentielles et de la grêle,
mais surtout par des canicules et des passages de sécheresse comme en 1793 : à Valence le thermomètre
passe les 40° C pendant plusieurs jours.
Puis vient le XIXe siècle. Il débute le 9 novembre 1800 par un splendide ouragan qui ravage les
côtes de la Manche. Pour ne pas être en reste, le Dauphiné s'offre aussi une forte tempête qui ruine les
arbres fruitiers et les noyers.
Dans les trois premières décennies, précipitations diluviennes, crues et inondations se succèdent
régulièrement, souvent assorties d'une tempête. A l'été de 1814, Roubion et Jabron quittent leur lit, et en
novembre le Jabron s'invite sous les murs de Montélimar. En 1816, l'Isère emporte en deux fois le nouveau
pont de Romans en cours de reconstruction.
Et ainsi de suite jusqu'en 1819 où, le 30 août, "un vrai cyclone accompagné de pluie et de grêle
dévaste de nouveau toute la vallée de la Drôme et traversant tout le canton de Marsanne va s'éteindre
enfin à Montélimar [...]" (Bull. Archéol, 1889, p 171). Trombes d'eau et orages de grêle dévastateurs s'abattent
en 1822 sur le pourtour de la Valdaine, en particulier Charols, St-Gervais, Sauzet, La Laupie, Savasse.
Difficile de penser que Marsanne ait été totalement épargné.
La débâcle de l'année 1830, déjà signalée pour un hiver
difficile, voit un nouvel assaut du Rhône sur le pont d'Avignon
auquel il grignote deux arches tout en ébranlant les autres. Entre
1832 et 1835, canicule et sécheresse se répètent, ponctuées d'orages
qui favorisent la progression de l'épidémie de choléra. En 1835,
Villard signale "[...] 6 cas à Valence, dont deux mortels [...]" (Bull
Archéol. 1889, p 372).
Arrive l'année 1840 avec un impressionnant bilan de
catastrophes. Dès septembre, après des pluies torrentielles
prolongées, le Roubion et le Jabron rompent une digue proche de
l'Hôtel de la Poste (devenu Relais de l'Empereur) et inondent le
quartier d'Aygu à Montélimar. Le Rhône participe de son côté.
Le pire se produit fin octobre après une semaine de pluie
continue sur toute la région. A Lyon, les eaux de la Saône viennent
s'ajouter à celles du Rhône, produisant une inondation de près de 6m
au-dessus de l'étiage. Quatre ponts sont emportés et des quartiers
entiers sont engloutis, tels ceux, déjà exposés, de La Guillotière et
de Vaise. L'émotion a été telle qu'une médaille commémorative a
été frappée. Réalisée par Jean-Louis Michel Schmitt, graveur
d'origine suisse installé à Lyon.
Le pont suspendu de Vienne disparaît, tandis qu'à Valence, la
basse ville est ravagée, le niveau atteint 6,70 m. A Montélimar, dès 1840, Médaille commémorative
er
le 1 novembre, la plaine est inondée, le pont du Teil emporté. Et
ainsi de suite jusqu'à Avignon, presque entièrement submergée.
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