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En 1580, Piedmont décrit une comète brillante visible tout le mois d'octobre, puis encore en
décembre. Découverte à Tübingen par l'astronome allemand Michel Moestlin, dont elle porte le nom, elle
est aussi observée par Tycho Brahe.
Jusqu'à la fin du XVIe siècle, les passages visibles dans le ciel de la région se multiplient : en mai
1582, mars 1590, juillet 1593, chaque fois décrits par Eustache Piedmont. Le dernier est signalé à Die en
juillet 1596, dans les Mémoires des frères Gay : "En cete année, au mois de julhet, fut veu au cyel une
estoille chevelue durant huict jours quy randit estonnés plusieurs personnes." Egalement citée par
Moestlin et Brahe.
Le siècle se clôt avec une belle éclipse de soleil en mars 1598, juste avant la signature de l'Edit de
Nantes, le 30 avril, qui met un terme à trente ans de luttes fratricides entre catholiques et huguenots.
Le XVIIe siècle verra passer deux fois la comète de Halley, mais on retient l'année 1618 pour
l'apparition successive de trois comètes dans le ciel d'Europe. On en voit deux à l'oeil nu dans la région.
Sans doute celles découvertes par Kepler en novembre, et dont l'une est dotée d'une queue double. A Aix-
en-Provence, Gassendi en fait également l'observation. L'événement est suffisamment remarquable pour
être illustré par nombre de gravures et par une médaille
souvenir !
Il faut attendre 1680 pour croiser la Grande comète
découverte par Gottfried Kirch, d'abord au télescope, puis
visible en décembre et janvier de 1681. L'une des plus
brillantes du siècle, elle est suivie d'une longue queue
spectaculaire et passe très près de la Terre.
Dernière visite de la comète de Halley en 1682 pour
clore deux siècles d'activité céleste assez vive que les grands
noms de la science astronomique et mathématique ont mis à
profit pour mettre définitivement Aristote et Ptolémée à la Comète de 1680
retraite. Les lois de Kepler ont vengé Galilée, et Newton (Rijksmuseum, Amsterdam)
s'est empressé de suivre le mouvement avec la loi de la
gravitation.
Le siècle des Lumières débute avec une éclipse totale de soleil. Le notaire d'Etoile, Laplante, note
"Le mercredi, 12 mai 1706, est arrivée sur les dix heures du matin, une grande esclipse du soleil qui est
devenu noir comme un charbon durant presque une heure qu'on n'y voyait goutte [...]".
La Grande comète de 1744 retient l'attention par
sa brillance et par l'éventail surprenant de six queues
étalé à la fin de son passage.
Découverte à la fin de 1743 presque
simultanément par plusieurs astronomes en Europe, elle
porte le nom de Comète de Chéseaux, d'après Jean
Philippe Loys de Chéseaux qui l'a observée en décembre.
Visible près de six mois jusqu'en avril, elle
traverse le ciel de la Drôme en février 1744. Un
valentinois note dans son journal : "Au mois de février, il
a paru au firmament pendant quelques jours une comette Comète de Chéseaux, 1744
que j'aie vue avec une queue assez grande." (A. Guillemin d'après Chéseaux)
Le 12 août 1744, un astre plus discret se laisse voir à Paris et dans le ciel méridional. Un témoin de
St-Paul-Trois-Châteaux l'a aperçu en soirée comme "[...] un météore lumineux de la forme d'une comète à
queue [...]".
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