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Quelques  «  grains  de  sable  »  vont  venir
          compliquer  cette  simple  mécanique  céleste.  La
          figure ci-contre représente l'orbite elliptique de la
          Terre,  le  soleil  situé  sur  l'un  des  foyers  de
          l’ellipse,  ainsi  que  6  positions  sur  cette
          trajectoire,  les  positions  de  chacun  des  trois
          couples étant séparées par le même intervalle de
          temps.

                 C'est le 2 janvier que la Terre est la plus
          proche du soleil et le 2 juillet qu'elle en est la plus
          éloignée (les différences de distances sont ici très
          exagérées pour la clarté de l'exposé).

                 La  loi  des  aires  de  Kepler  nous  dit  que
          l'aire balayée par le segment joignant le centre du
          soleil  à  celui  de  la  Terre  est  proportionnelle  au
          temps  de  parcours.  Ici,  l'intervalle  de  temps  entre  deux  positions  étant  le  même,  les  aires  des  trois
          surfaces  colorées  sont  donc  égales,  ce  qui  implique  que  les  distances  parcourues  par  la  Terre  sur  son
          orbite sont différentes.

                 La vitesse avec laquelle la Terre parcourt son orbite n'est donc pas constante ; elle est d'autant plus
          grande que la Terre est proche du soleil. Sa vitesse est donc maximale le 2 janvier, elle décroît ensuite
          jusqu'au 2 juillet, avant de croître de nouveau jusqu'au 2 janvier de l'année suivante.

                 Cette  fois,  on  a  représenté  dans  deux
          situations l'angle entre les centres du soleil et de
          la  Terre  aux  jours  J  et  J+1.  C'est  l'angle
          nécessaire    pour    que    la    Terre « rattrape » le
          soleil après un tour sur elle-même, il dépend donc
          de la vitesse de la Terre sur son orbite. Plus il est
          grand, plus la durée du rattrapage est grande.

                 L'intervalle  de  temps  qui  sépare  deux
          passages du soleil au méridien varie donc durant
          l'année,  il  est  maximal  autour  du  2  janvier  et
          minimal autour du 2 juillet !

                 La durée d'une journée ne serait donc pas
          toujours de 24 heures ? Tout dépend de ce dont on parle.

                 Si on regarde l'heure sur une montre bien réglée, il s'est bien écoulé 24 heures entre, par exemple,
          14 h 15 hier et 14 h 15 aujourd'hui : il s'agit de l' «  heure civile  ».

                 En revanche, si on se fie au soleil, il va s'écouler un peu plus, ou un peu moins de 24 heures entre
          deux passages du soleil au méridien, ou deux passages de l'ombre du style sur la même graduation d'un
          cadran solaire (on parle ici d'« heure solaire »).

                 La différence est faible, moins d'une minute d'un jour à l'autre car l'orbite terrestre est proche d'un
          cercle, mais les effets cumulés engendrent des écarts de plusieurs minutes comme vont le montrer les
          courbes suivantes.
                 Notons que l'on ne tiendra pas compte dans ce document des corrections liées à l'heure d'été ou
          d'hiver ou à la longitude du lieu.



          Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°39                                                                                                                                             Page | 10
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