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Le cadran solaire de la fontaine de l'obélisque de Marsanne
La fontaine telle que nous la connaissons aujourd'hui en a remplacé une autre beaucoup plus
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ancienne. Cette dernière, très délabrée dès le début du XVIII siècle, se composait d'un lavoir et de trois
auges de pierre où venaient s'abreuver les bestiaux. On sait que la première pierre de la fontaine que nous
connaissons aujourd'hui a été posée le 20 mars 1811, jour de la naissance du roi de Rome.
Sur la face sud-est de l'obélisque, un style, garni à son extrémité d'un disque troué en son centre,
semble être le seul témoin encore visible d'un cadran solaire qui devait exister jadis. Cependant, si on lève
les yeux vers cette face, un jour bien ensoleillé, un peu après 14 heures (heure d'été) ou 13 heures (heure
d'hiver), les rayons rasants du soleil révèlent un faisceau de segments partant de la base du style ainsi
qu'une mystérieuse courbe en forme de huit bordée de lignes obliques.
On sait bien peu de choses sur ce cadran solaire, sinon qu'il est l’œuvre de Charles Laurent
de Montluisant et qu'il a été réalisé entre 1811, date de la construction de la fontaine et 1835, date de la
publication de l'ouvrage, « Statistique du département de la Drôme », de Nicolas Delacroix, où il est
mentionné : « (...) On doit à M. de Montluisant, aujourd'hui ingénieur en chef des constructions
maritimes du port de Toulon, le cadran solaire fort exact et fort bien fait qui existe sur une des faces de
l'obélisque.(...) »
Les recherches effectuées, tant dans les archives communales que dans les archives privées de la
famille de Montluisant, se sont révélées infructueuses ; on n'y trouve aucune trace d'une commande du
conseil municipal, d'un plan, d'un croquis ou de calculs liés à sa réalisation.
Il fallait un scientifique de haut niveau pour en réaliser le tracé, car l'emplacement choisi cumule
les difficultés : non seulement les faces de l'obélisque ne sont pas verticales, mais aucune n'est orientée
« plein sud ». La fontaine a respecté l'alignement sur les façades de la rue de la Marquise, et tout
particulièrement sur celle de l'actuel hôtel de France dont une partie des bâtiments existait déjà à l'aube du
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XIX siècle.
Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°39 Page | 8

