Page 846 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
P. 846
A Marsanne, le comte Charles Bernardin Marie de Montluisant n'a pas réussi à obtenir de cloche,
selon son intention première, mais les deux canons de marine font aujourd'hui figure d'exception
nationale remarquable. Deux rescapés qui ont échappé à la fonte, alors que nombre de leurs frères
expédiés vers Londres connaîtront un destin international !
Notre-Dame du Travail,
e
Paris 14
Sphinge des Tuileries,
rue Lemonnier
Notre-Dame de France,
le Puy-en-Velay
A l'inverse des Français, les Britanniques ont salué avec enthousiasme la victoire en Crimée. Les
premiers chargements de canons ont été exposés dans l'arsenal de Woolwich avec les deux cloches citées
plus haut. Le gouvernement de la reine Victoria a décidé d'honorer d'abord les établissements militaires,
puis les localités disposant de la place nécessaire pour exposer les pièces.
En tout, au moins 300 canons ont été distribués sur place et dans l'empire... Nombre de villes ont
ainsi sollicité un trophée de fonte pour honorer leurs concitoyens tombés au champ d'honneur et la
participation des populations à l'effort de guerre.
L'un des premiers canons offerts se trouve dans le Shropshire, à Ludlow, il porte le numéro 6599.
Fondu en 1799, à Alexandrovsky, il porte le nom du premier directeur, D. GASKOIN (directeur
Gascoigne, Гаскойн). Il s'agit d'un canon de frégate de calibre 24p, pesant 122 ½ poods, soit environ 2
tonnes métriques.
Un petit frère de 24p, fondu la même année, numéro 6431, trône de l'autre côté de l'Atlantique au
pied du château Frontenac, à Québec.
Quebec, Harold A. Skaarup
Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°37 Page | 25

