Page 513 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
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Le  12 décembre, une grande offensive est lancée contre toutes les tranchées allemandes au nord du
             secteur avec de très lourdes pertes pour le 252c et surtout le 286°. Les soldats ont peine à se battre avec
             leurs fusils enrayés par  la boue et l'ennemi en profite. Au cours des assauts, de nombreux officiers sont
             tués,  laissant plusieurs compagnies désemparées.  Le commandant Rolet, chef du  5e bataillon  du 252e, est
             tué.  L'attaque échoue tragiquement et les survivants se replient sur les tranchées de départ.

              Le  13 décembre  les mouvements de relève sont ralentis par les intempéries et le jour qui se lève. Le 286°
             régiment durement éprouvé (999 tués et blessés) est tout de même remplacé provisoirement par le  l 67e
             RI. Le bilan pour le 252c est de 44 tués, 92 disparus,  143  blessés. Il reste au repos à Mandres jusqu'au 20
              décembre.
              Le 21, après avoir relevé le  167e, le régiment reprend, en urgence,  l'aménagement de tranchées couvertes
              pour pallier les dégâts des pluies continues et du  froid. Ce très mauvais temps se poursuit jusqu'au début
              de Janvier 1915, freinant  les déplacements et rendant toute tentative  d'assèchement impossible.

                                            Le Génie vient prêter main forte en construisant des abris pour les
                                            soldats figés dans la boue. Les adversaires n'oublient pas non plus de
                                            se bombarder régulièrement, mais un calme précaire s'est installé pour
                                            un temps.

                                            A partir du  18 janvier le temps s'améliore,  facilitant le vidage des
                                            tranchées et des sapes, ainsi  que la reprise des travaux aux tranchées.
                                            Les Allemands ne sont pas en reste.  Ils creusent aussi de leur côté et
                                            utilisent des planches pour aménager leurs  installations.

                                            Les bombardements reprennent, mais les mois de janvier à mai verront
                                         "'   surtout des déplacements stratégiques du régiment vers  le secteur entre
                                            Bouconville-sur-Madt,  Xivray et Marvoisin, avec  la poursuite de
                                            sérieux  travaux  d'aménagement.

                                            Le front s'étant durablement fixé, on construit des abris solides, le
              réseau de tranchées, de sapes et de boyaux est étendu et complété.  On installe des dépôts de  munitions
              prévoyant une dotation individuelle de  120 cartouches par soldat.  Régulièrement, les ordres rappellent
              l'impératif d'économiser les munitions et de ne tirer que sur des cibles justifiées. La situation se
              poursuivra ainsi jusqu'au 30 septembre, où le régiment partira vers  le champ de bataille de Champagne
              entre Jonchery et Souain.

                                                                              Mais Auguste Canon,  soldat de
                                                                              la 21 e compagnie du 6e bataillon
                                                                              du 252e régiment d'infanterie ne
                                                                              verra pas ce nouveau
                                                                              déplacement.

                                                                              Il a été enseveli par un
                                                                              bombardement, le 22 juin, avec
                                                                              deux de ses camarades dans une
                                                                              tranchée  . Les trois officiers de
                                                                              sa compagnie en réchappent de
                                                                              justesse.



                                                                                                xxxx
                                                                                                Page 14
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