Page 512 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
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Le 25 septembre, signal de départ vers GondreviUe, à l'ouest de Nancy, arrivée le 26 et poursuite vers le
nord jusqu'à Mandres-aux-4-Tours où le régiment parvient le 27 après 70 km de marche ! Plusieurs
compagnies restées aux avant-postes rejoignent tardivement le corps en raison des difficultés de relève
par d'autres unités. Les hommes montrent
"une très grande fatigue" !
Le 27, ordre d'attaque après rassemblement
au sud de Mandres, en direction de
Lahayville, vers le nord. L'artillerie
allemande très proche gêne les efforts de
fi liaison entre les différents régiments
impliqués dans ce mouvement, mais
l'unification de la ligne de front est réalisée
le soir-même. Le 252c déplore 12 tués et
27 blessés.
Les jours suivants les attaques se succèdent
au prix de lourdes pertes en direction de
Lahayville, Richecourt, puis Seicheprey.
L'artillerie allemande fait montre d'une
efficacité redoutable, néanmoins, les
compagnies de 1 e ligne parviennent à
progresser jusqu'à 500 m des tranchées
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Mini ennemies.
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......, _ .a;... _ "'-' ....._ _ ........., L....-' ... "" ..;:...;, =- -"" '--' Le 5 octobre, le régiment par en réserve à
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Mandres. Il y reste jusqu'au 9 où l'artillerie allemande se met à bombarder le village jusque là épargné.
Néanmoins, la situation se stabilise et le front se fixe sur les positions acquises des deux côtés.
Les 5e et 6c bataillons du régiment se relaient régulièrement dans les tranchées de 1 e et 2c ligne. Lors de
ces mouvements, on perd le soldat Rivet, cuisinier, probablement égaré dans les lignes allemandes si
proches en allant porter le café aux soldats de l'avant.
Le 252e reste dans le secteur pendant la quinzaine suivante. Il consacre ses efforts à l'extension du réseau
de tranchées, à leur consolidation. Le travail s'effectue principalement de nuit pour éviter les tirs ennemis,
toujours à l'affût du moindre mouvement. Le terrain est particulièrement difficile, marécageux, le plus
souvent à découvert, mais les terrassements progressent régulièrement et les tranchées se rapprochent
parfois jusqu'à 250 m des lignes ennemies.
Au terme de cette période d'un calme relatif, un roulement de relève est établi à partir du 16
novembre pour tout le secteur de la brigade entre trois régiments d'infanterie : le 252c, le 286e et le 339e.
Ils occupent successivement, du N au S, la 1 e ligne de tranchées entre Lahayville et un bois proche de
Secheprey, la 2c ligne des cantonnements de Mandres et Ansauville, puis la 3e ligne de repos avec le
cantonnement de Ménil-la-Tour. Tous les 3 jours, à 2h30 du matin, chacun change de position.
La saison avançant, les pluies et le froid intense commencent à gêner fortement l'existence des soldats. Le
sol très boueux s'affaisse, les parois des tranchées s'éboulent, et surtout, il est impossible de les assécher.
Le creusement de boyaux à 100 ou 150 m des tranchées ennemies déclenche une riposte immédiate de tirs
meurtriers, avec des pertes conséquentes, même pendant les travaux de nuit. Il faut continuer à creuser de
nouvelles tranchées ou de nouvelles sapes.
Les Amis Du Vieux Marsanne- Bulletin N° 31 xxxx
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