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Méthodes actuelles

                 Aujourd’hui,  les  fouilles  archéologiques  sont  le  plus  souvent  liées  aux  grands  travaux
          d’aménagement du territoire. Ainsi en a-t-il été pour la construction de la voie ferrée du TGV, il y a près
          d’un quart de siècle : de nombreux archéologues ont d’abord été employés sur différentes campagnes de
          reconnaissance, des prospections systématiques à la surface des parcelles concernées, puis des sondages à
          intervalles réguliers pour reconnaître le sous-sol.
                 Lorsque  ces  sondages  avaient  rencontré  des  vestiges,  ils  ont  été  complétés  par  des  fouilles
          approfondies.  Il  faut  savoir  que  la  masse  de  documentation  ainsi  rassemblée  n’a  pu  à  ce  jour  être
          entièrement exploitée, le financement du suivi scientifique de ces fouilles ayant disparu après la création
          de l’EPIC Réseau Ferré de France, par scission de la SNCF en 1997. Plus récemment, l’aménagement des
          zones d’activités des alentours de Montélimar a donné lieu à de nombreuses fouilles avec des techniques
          archéologiques renouvelées.

          Aujourd’hui,  les  décapages
          systématiques  des  niveaux
          superficiels  sur  de  grandes
          surfaces  ouvrent  de  larges
          perspectives            sur
          l’environnement     ancien.
          Des analyses spécifiques de
          datation et de détermination
          d’espèces  vivantes,  menées
          par   exemple     sur   des
          charbons de bois ou sur des
          ossements       d’animaux,
          permettent d’en reconstituer
          de  larges  pans.  Ainsi,  par
          exemple,   en    est-il   de
          l’histoire  de  la  vigne  et  du
          vin.                                    Statues des mères Victorieuses retrouvées à Allan

                 Récemment, les traces de vastes plantations de vigne d’époque romaine ont été mises au jour dans
          la plaine du Rhône. À Donzère, une rue des dolia garde le souvenir du plus ancien chai viticole trouvé en
          Gaule  et  fouillé  dans  les  années  1980.  Quelques  exemplaires  de  cette  immense  jarre,  le  dolium,  qu’on
          enterrait par centaines dans les chais romains pour la vinification sont conservés, l’un d’entre eux étant
          visible  au  musée  de  Valence.  Cependant  de  récentes  découvertes,  à  Saillans  et  à  Montélimar,  nous
          prouvent que  ce type de contenant qui revient à la mode, a  été utilisé seulement au début de l’Empire
          Romain : on l’a remplacé par des tonneaux et des foudres dès le 3e siècle, même dans notre région.














                                            Dolium romain – Musée de Valence


          Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°36                                                                                                                                              Page | 10
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