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Panorama de la Valdaine aux temps lointains


                 Bien  peu  de  documents  d’archives  ont  été  conservés  pour  le  Moyen-Âge.  Pour  connaître  notre
          passé  local,  il  est  donc  indispensable  de  recourir  à  l'archéologie,  discipline  qui  interroge  les  vestiges
          d’origine anthropique, c’est-à-dire les traces laissées par les humains. L’archéologie est restée longtemps
          l’apanage de quelques passionnés : certains ont exploré les cavités souterraines de nos régions calcaires,
          d’autres ont fouillé de prestigieux sites romains, dès le début du 19e siècle…
                 Bien évidemment, nos connaissances actuelles reposent sur ces travaux initiateurs. Parallèlement,
          de grands travaux d'aménagement du territoire (en particulier tous ceux concernant le lit du Rhône, puis la
          construction de l’autoroute A7) ont irrémédiablement détruit les vestiges enfouis dans notre sol. Depuis
          quelques décennies seulement, la loi oblige les archéologues à accompagner ces travaux.
                 Ainsi  avons-nous  considérablement  progressé  dans  la  connaissance  de  l’histoire  humaine  qui
          s'inscrit, assurément, dans une très longue durée. Grâce à ces recherches menées dans la moyenne vallée
          du Rhône, l’histoire de Marsanne et de la Valdaine commence à la Préhistoire !

          Précurseurs

                 Parmi  les  premiers  archéologues  à  avoir  œuvré  autour  de  Marsanne,  il  faut  citer  en  premier  les
          membres d’une famille montilienne : Ludovic Vallentin et ses deux fils, Florian Vallentin (épigraphiste de
          renommée  internationale,  trop  tôt  disparu)  et  Roger  Vallentin  du  Cheylard.  Collectionneurs  d’antiques
          comme on disait alors, ils ont sauvegardé et étudié de nombreux vestiges (silex, haches polies, monnaies,
          statues, inscriptions…) et la liste de leurs publications est fort longue. Ils ont mené aussi des fouilles (les
          premières dans la Valdaine) sur un petit temple rural découvert en 1880, et dont le mobilier est toujours en
          cours d’étude.
                 À Marsanne même, l’abbé Moutier, qui fut un temps curé de la paroisse (surtout connu par son
          dictionnaire d’occitan local, récemment édité), et Charles de Montluisant ont laissé des descriptions et des
          croquis tout-à-fait fiables de monuments disparus aujourd’hui. Bien d’autres les ont suivis, en particulier,
          Marius  Gilles  et  Maurice  Veyrier,  venus  étudier,  en  1939,  les  sépultures  découvertes  dans  la  gravière
          proche du prieuré Saint-Martin de Marsanne. Il serait trop long de tous les nommer ici, mais consulter
          leurs archives reste une démarche passionnante.






























              Croquis de Charles de Montluisant des ruines de l’église de Saint-Martin et d’un bâtiment proche
                                               aujourd’hui disparus - 1853





          Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°36                                                                                                                                              Page | 9
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