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l'appel du 2 octobre et est déclaré déserteur le 9. Bizarrement, il resurgit à Belfort, au dépôt du 35 RI, le
10 mars 1919. L'accueil n'est sans doute pas très chaleureux, aussi s'évade-t-il très vite de la prison
militaire et redevient déserteur le 5 mai !
Georges est à présent un paria sans ressources, prêt à tout. Impossible de retourner à Bourges.
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Dans la hâte, il se souvient de cette marraine si aimable de Marsanne, une veuve, M Eugénie Chevalier,
qui l'hébergeait pendant ses permissions. Il revient au village où nul ne le connaît vraiment et demande
sans doute l'hospitalité habituelle, ce 18 août 1919.
Réclame-t-il de l'argent ? Refuse-t-elle en comprenant que le gentil filleul de guerre s'est mué en
voyou ? Trop tard. Il poignarde la pauvre femme et s'enfuit avec des bijoux et le peu de butin qu'il peut
ramasser. Le décès est constaté le lendemain par le garde-champêtre Paul Chambaud, et par le greffier
Henri Peloux. Curieusement, l'acte ne mentionne aucune cause à cette mort rien moins que naturelle.
En cavale, Georges, sur qui se sont tout de même portés les soupçons, se fait bêtement arrêter
deux ans plus tard en février 1921 à Arras pour un vol. L'événement est relaté sur sa fiche matricule.
Condamné à 3 mois et 1 jour de prison, son identité attire l'attention. La photographie et l'anthropométrie
ayant fait de sérieux progrès, on fait le lien avec l'avis de recherche de la Drôme et il est vivement
transféré à la prison de Valence.
Fiche matricule
La presse nationale et régionale se font l'écho de l'arrestation.
La France libre : journal socialiste 1921/02/16
Le Temps 18/02/1921, p4
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