Page 835 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
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Six ans après, le 26 mars 1883, la Grande Carrière est adjugée après l'extinction de la troisième
          bougie à Floriant Quiot, tailleur de pierre, au prix de 95 francs par an. La mise à prix pour la carrière de la
          Rue est de 25 francs. Auguste Bouchet a sans doute renchéri, mais c'est de nouveau Florian Quiot qui a
          proposé la dernière enchère de 80 francs. Auguste Bouchet s'est donc reporté sur la modeste carrière de
          Glavenas  dont  il  est  devenu  adjudicataire  pour  6  francs  par  an  (le  bail  est,  cette  fois,  de  8  ans).
          Jusqu'alors, il n'est pas fait mention dans les archives de la carrière de Bouvet.

                 Sans doute avait-il déjà étudié la possibilité d'extraire des pierres dans la zone bordant le chemin
          de Peysson où affleurent des bancs de pierres et soumis un projet d'exploitation à la municipalité, puisque,
          le 21 octobre 1883, une nouvelle carrière de pierre, appelée « carrière de Bouvet », est mise aux enchères.
          La mise à prix est de 10 francs et Auguste Bouchet en devient adjudicataire pour 21 francs par an. Les
          cautions sont Célestin Ayme, menuisier et Romain Chenis, chef cantonnier, son beau-frère.

                 Comme  pour  chacune  des  mises  aux  enchères  des  carrières,  le  procès-verbal  d'adjudication
          s'accompagne  d'un  cahier  des  charges  qui  précise  les  conditions  d'exploitation.  La  première  page  est
          reproduite ci-dessous.

                 Le  préambule  indique :  « La  superficie  de  la  carrière  est  déterminée  par  le  procès-verbal  de
          reconnaissance dressé par les soins de l'administration forestière et la fixant à 31 ares tant pour la partie
          exploitée que pour celle qui servira à la coulée des pierres... ».

          On relève ensuite les conditions suivantes :

          ● L'adjudicataire ne peut avoir plus de deux associés et
          les ouvriers doivent être agréés par l'agent forestier local.

          ●  L'exploitation  des  carrières  et  l'extraction  ne
          s’opéreront que depuis le lever du jour jusqu'au coucher
          du soleil, et ne pourront avoir lieu qu'à ciel ouvert.

          ● Il est interdit de vendre les pierres de déblai plus de 0,5
          franc par collier.

          ● La commune se réserve le droit de fouiller et d'extraire
          quand  bon  lui  semble  pendant  la  durée  du  bail,  dans
          chacune  des  carrières  de  pierre,  les  pierres  dont  elle
          pourrait avoir besoin pour tout genre de travaux.

                 Un  article  du  cahier  des  charges  est  propre  à  la
          carrière de Bouvet. Il précise que :
                 « ... compte tenu de l'état du chemin de vidange -
          le chemin de Peysson - trop pentu et abandonné depuis
          longtemps, il est concédé à l'exploitant un passage de 20
          mètres  de  large  à  travers  la  forêt  communale  de  la
          carrière  afin  de  lui  permettre  de  faire  rouler  les  pierres
          jusqu'en bas de la combe où on peut les prendre avec des
          charrettes.... ».

                                                                                  Marsanne, AM




          Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°37                                                                                                                                             Page | 14
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