Page 834 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
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On retrouve dans le journal des annonces de l'Administration des Eaux et Forêts, la mise aux
enchères, en 1950, de 19 hectares de taillis sous futaie de 24 ans dans la coupe 23. La production
présumée est de 550 stères de bois de chauffage et de 5000 fagots, à charge pour l'exploitant de fournir,
pour le chauffage de la mairie et des écoles, 8 tonnes de rondins qui lui seront payés 4 000 francs.
La vue de droite témoigne de l'abandon du chemin depuis la création de la route du ball-trap, qui
est utilisée désormais pour la vidange du bois
2 - La carrière de Bouvet
L'ancienne carrière de pierre de Bouvet se situe à cinq cents mètres du départ du chemin. Le front
de taille, d'une hauteur de 4 à 5 mètres, s'étale sur 25 mètres environ. Des débris qui paraissent prêts à être
chargés sur les charrettes s'entassent encore au bord du chemin.
Débris, au fond le Front de taille Détail du front de taille
(J-R Delahaye) (J-R Delahaye)
Le premier exploitant de cette carrière est Auguste Bouchet, né à Allan, le 10 septembre 1828. Ses
parents, Alexandre Laurent Bouchet, tailleur de pierre et Marie Madeleine Pestre, sont originaires de
Puygiron. Il s’est marié à Marsanne, le 10 novembre 1858, avec Fanie Cheynis (Chenis), née d'Auguste
Chenis et d’Henriette Paloutier. A cette date, il déclare la profession de tailleur de pierre. Le couple a trois
enfants dont l'un est mort à la naissance et un autre en bas âge.
Lors du recensement de 1861, Auguste est tailleur de pierre, en 1864 il apparaît comme traiteur,
puis traiteur et tailleur de pierre en 1866. La famille réside alors à l'hôtel du Louvre. En 1869, année de
naissance de leur dernier enfant Augustine, Auguste et Fanie sont aubergistes dans ce même hôtel (il n'est
pas fait mention du métier de carrier).
Quelques années plus tard, il abandonne son métier d'aubergiste puisqu'il est de nouveau tailleur
de pierre dans les recensements de 1872, 1876 et 1881, avec pour domicile la maison mitoyenne de celle
de Marius Davin (actuelle bijouterie sur la place de l'église). Sa femme décède en 1878 et Auguste
Bouchet n’apparaît plus dans le recensement de 1886 ni dans les actes d'état civil ultérieurs. Il décède à
l'hospice de Montélimar le 11 juillet 1901.
C'est en 1877 que son nom est mentionné pour la première fois dans les archives relatives aux
carrières de pierre situées dans la forêt communale. Le 27 mai de cette année, il devient en effet
adjudicataire de l'importante carrière de la Rue. Le bail est de 6 ans au prix de 40 francs par an à payer
par moitié tous les six mois. Cette même année, la Grande Carrière a été adjugée pour 26 francs par an,
celles de Glavenas et de Parizot n'ont pas trouvé preneur.
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