Page 832 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
P. 832
Chemin de vidange pour le bois exploité plus haut dans la forêt - aucune carrière de pierre
n'existait à cette époque dans cette zone de la forêt -, il permettait aussi un accès rapide aux pâturages,
coloriés en vert sur ce plan, qui couvraient alors une grande partie de la Plaine de Bouvet. La « famille
Peysson » à l'origine du nom du chemin, a occupé la maison homonyme.
Le premier propriétaire connu en est Antoine Peysson. Né en 1741 à Marsanne, il épouse à
Mirmande Jeanne Marie Astier. Le couple a deux filles. Les parents et l'aînée étant décédés, c'est la plus
jeune, Marie, qui reste seule héritière de la maison et des terres, en 1837, à la mort de son mari, Jules
Bérenger.
En 1856, M. de Montluisant lui achète la parcelle sur laquelle sera construit, en grande partie, le
grand sanctuaire. La maison, sans doute déjà délabrée en 1810, est déclarée ruinée en 1842. Elle était
située à l'emplacement de l'ancien presbytère, actuellement intégré dans les bâtiments de la maison Saint-
Joseph.
Archives de l'ONF
e
On dispose d'une carte sur tissu de la seconde partie du XIX siècle. Elle contient un grand nombre
d'annotations précieuses dont beaucoup ont été ajoutées ultérieurement. Sur l'extrait ci-dessus, on trouve,
depuis le coin supérieur gauche :
● la carrière de Glavenas dont il sera question plus loin,
● en pointillés, le chemin de vidange dit « du Tas » qui peut encore être parcouru aujourd'hui,
● le chemin de la crête de Parruel
● le chemin de Marsanne aux Tourrettes,
● en pointillés le chemin légendé « chemin dit de Peysson » qui conduit à la Plaine de Bouvet à droite de
cette carte,
● le sentier de la crête de Bouvet
● en pointillés le chemin de Combe Brugier (actuel chemin des fileuses),
● la Grande Carrière, appelée ici « carrière Brugier » ; coloriée en noir, elle est entourée d'une ligne
pointillée, elle se situe à quelques dizaines de mètres du chemin des fileuses.
● enfin, la route de Marsanne à Loriol par le col de la Grande Limite ouverte vers 1835. On reconnaît, à
droite le grand virage du pont de terre.
Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°37 Page | 11

