Page 893 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
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Après examen du projet des ingénieurs  de Montluisant et Toussaint par les instances  gouvernementales, le
          conseil général des Ponts et Chaussées et les assemblées  parlementaires, la loi du 5 août 1844 autorisait enfin  les
          travaux « d'un port auxiliaire en avant de l'anse de l'Ourse et de la Joliette ». Le projet des ports Sud était abandonné,
          mais il sera encore évoqué à partir des années 1880.
























                                                                    Charles Laurent Joseph de Montluisant
                                                                  coll. Chambre de Commerce de Marseille


                 Nous avons commencé par le tableau d'Emile Loubon en nous posant  la question  de sa notoriété. Nous
          avons omis de citer la date de 1842 qui est portée sur le tableau et qui n'a pas de raison d'être fausse, mais il faut
          revenir au peintre. (5) Depuis 1832, il est à Paris,  mais il expose aux salons marseillais en 1832, 1836, 1838 et
          1844. Considéré comme le « fondateur » de 1'« Ecole Marseillaise » de peinture, il va diriger l'école municipale de
          dessin qui est encore dans le couvent des Bernardines (devenu ensuite Lycée) à partir de 1845.

                 En 1838, il fait le portrait de deux notables marseillais importants : Messieurs Edouard Luce, négociant et
          Louis Arnavon, savonnier. Il réalise  beaucoup de portraits de son épouse, mais il est surtout connu pour ses grands
          tableaux de paysage où les éléments animaliers et humains sont particulièrement présents,  et aussi pour ses scènes
          réalistes de travail.

                 En 1843, l'État lui commande  une série de tableaux sur des ports français : Nantes, le Havre, Martigues et La
          Ciotat, sur le principe de la série de Vemet. Curieusement  Marseille n'y figure pas.
          Ces tableaux étaient également visibles au musée de la Chambre de Commerce.

                 La question est donc  maintenant de savoir dans quelles conditions ce portrait a été réalisé. Il est exceptionnel
          par la dimension (145 cm x 113 cm) et par le décor. De  Montluisant se tient devant un balcon qui semble dominer la
          mer, car on distingue la digue du large, projet mené à terme. Malheureusement, le paysage est fortement obscurci par
          l'altération des couleurs et très difficilement identifiable.




          Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°38                                                                                                                                             Page | 28
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