Page 706 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
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Même requête de Mme Gardebois, le 29 juin, devant arriver de Lyon: "(...) à Montélimar à 10h et
              demie du matin. Je vous serais très obligée, ce jour-là, de retenir deux places au courrier. Je pense
              qu'il se chargera aussi d'une malle."
              Et aussi Mme Renaudin : "(...) Nous arriverons le 2 juillet qui sera un mercredi. Je vous avertirai
              pour que vous puissiez nous envoyer la diligence à la gare comme vous me l'avez indiqué."

              Ou  Mme  Langin,  de  Nice  :  "(...)  Je  vous  enverrai  un  télégramme  le  24  [juin]  de  mon  arrivée  à
              Montélimar. J'accepte votre offre de m'envoyer le conducteur de la diligence à la gare."

              A  cette  époque,  deux  voituriers  assuraient  les  transports  à  Marsanne,  Emile  Borne  et  Henri
              Villeneuve. Outre certains horaires fixes, ils pouvaient convoyer les voyageurs entre la gare et le
              village. Dans ses souvenirs de l'année 1909, Mme Nelly Raymond évoque cette activité vitale :


                "Les moyens de communication étaient réduits. Tous les jours, partait de Montélimar le

                matin, à 7 heures, le "courrier" qui apportait la correspondance et assurait le service

                voyageurs. Vraisemblablement, il redescendait l'après-midi. Mercredi et samedi (jours

                de marché à Montélimar), une diligence desservait Marsanne. On partait le matin à 8

                heures, on passait la journée à Montélimar et le retour s'effectuait vers 6 ou 7 heures.

                Voiture à chevaux qui n'était pas très rapide et souvent, lorsqu'elle était chargée, les

                voyageurs descendaient au pied de la montée de Dorée et arrivaient à pieds à quelque

                distance du village. C'était le père Borne qui assurait le service."


              Ces  dames  installées,  il  faut  gérer  le  séjour.  La  directrice,  Mme  Odile  Fortoul,  puis  Mlle  Marie
              Mouisset,  sont  secondées  par  une  cuisinière  et  plusieurs  domestiques  pour  les  tâches  ménagères.
              Selon le recensement de 1911, résident aussi à Fresneau Julienne Raffin, proche collaboratrice de la
              directrice, avec sa domestique Elisa Vincent, de Cléon d'Andran. Il y a également la famille de Jean
              Pouzergues, cultivateur, auquel est sans doute confiée la gestion du potager aménagé au-dessous des
              villas. Comme celui du château du comte de Montluisant dans le village, ce potager soigneusement
              tracé et irrigué de petits canaux a longtemps fait l'admiration des promeneurs.

              Pour le reste de l'approvisionnement, les nombreux commerçants de Marsanne fournissaient pain,
              viande, épicerie. Quelques carnets de courses, conservés par chance entre 1911 et 1916, rappellent à
              notre souvenir des noms familiers.

              Plusieurs boulangers fournissent le village et la campagne : Daniel Latard, Paul Vignal, Jules Mary,
              puis M. Plaziat. Pour l'épicerie, on se rend chez Joseph Petit ou Etienne Vendran, ou encore Rosa
              Maurel et Victorine Vignal. Les bouchers Odon Mercier et Hippolyte Astier, secondé par son fils
              Jérôme, se partagent les commandes.
              Il  ne  faut  pas  oublier  les  dépenses  de  ménage,  ou  les  achats  de  bimbeloterie  pour  les  enfants  au
              marchand ambulant.

              La  proximité  du  village  facilite  d'autant  la  gestion  de  la  pension  pour  satisfaire  les  voeux  des
              visiteuses qui évoquent souvent, avec émotion, l'accueil chaleureux sous les ombrages de Fresneau.

              De  Cuers,  juillet  1913,  Mme  Barnavon  est  en  séjour  dans  une  pension,  "(...)  mais  le  site  ne  me
              convient pas du tout. Je périrai d'ennui dans cette maison. Serait-il trop tard pour espérer avoir une
                                                            er
              chambre chez vous pour deux mois à dater du 1  août ?"

              De  Lyon,  juin  1913,  une  habituée,  Mme  Mareschal,  déclare  :  "(...)  je  serais  heureuse  d'aller  à
              nouveau passer quelque temps dans votre chère maison qui, à tous points de vue, ne m'a laissé que
              d'agréables souvenirs."









              Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°34                                                                                                                                Page 21
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