Page 717 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
P. 717
BELLE EPOQUE ET MUSIQUE DES REGIMENTS DE MONTELIMAR
Longtemps ville de garnison, Montélimar a accueilli de nombreux régiments d'infanterie (RI), de
passage ou en résidence. Les dernières unités qui se sont succédées avant le déclenchement du
e
e
e
e
conflit mondial, depuis 1885, sont le 75 , le 99 , le 22 , et en dernier le 52 RI. Ils regroupent les
jeunes entre 20 et 23 ans effectuant leur service militaire ou engagés volontaires. Depuis 1875, existe
e
aussi à Montélimar le 111 régiment d'infanterie territoriale qui s'adresse aux hommes de plus de 35
e
ans, encore soumis à des obligations militaires. Dernier créé en 1914, le 252 RI, régiment de réserve
e
du 52 , composé de jeunes hommes entre 24 et 34 ans rapidement mobilisables.
La présence des régiments a toujours été une manne économique pour les villes qui étaient dotées
d'un dépôt et un lien particulier se nouait avec la population au fil des ans. Les Montiliens ont vu
e
avec peine le départ du 75 pour Gap, puis Romans où il s'installe en 1889, puis ils ont dû se séparer
e e
du 22 en 1899, remplacé à demeure par le 52 en provenance de Gap.
Parmi les activités d'une unité, outre les revues et les prises d'arme toujours appréciées du public,
figurent les prestations musicales. Chaque régiment possède en effet sa musique.
Longtemps, sur les allées de Montélimar, ont résonné les accents des musiques militaires. Ville de
e
garnison, elle a accueilli dans ses casernes, peu avant le conflit mondial, le 22 Régiment d'infanterie
e
à partir de1889, puis le 52 RI à partir de 1899. Ce dernier a un recrutement essentiellement local
(Drôme, Ardèche, Isère) qui tisse un lien particulier avec la région.
La présence de l'armée a toujours été un avantage économique indéniable pour une cité, mais il ne
faut pas négliger son influence stimulante sur la vie culturelle locale.
La nécessité de distraire les militaires et leurs familles, tout en favorisant les contacts avec la
population, se concrétise souvent par la construction d'un théâtre (Valence en 1837, Montélimar en
1885) et la venue de troupes et artistes divers. Autres moments privilégiés, les concerts gratuits
donnés en ville en dehors des défilés officiels.
Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°34 Page 32

