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com1ne lils noms qui ont consacré les cités ment l'origine du pèlerinage ùc ':\otrn·D:ml<J
à leur naissance. de frénaud. Car, prëLcndenl ces auwurs .
Le nom offiriel , Jfarwnnc t l), est de C•' pèlerinage dut se foire aulreroi' au 2.5
d3le toute moderne : on di�ail .lfa,·sa11c m:irs, en la fète de l'.\nnonci:ilion, et ne
a1·ant cc si�cle, parce qu'on a1·:Ut dit .llar fut qu"une transformation de la dé1·otion
$!111a dans la langue des Gallo-Romains, el aulique à Amv.r pe1·e1tnu, vc1-,; l.1quelle les
pour l'.ause. supen.>tilieux païens arro111 · aiPnt nu '21 <lu
Or, des érudits, t\ notre avi:: tê1n�raireS{�). môme mois, pour solliciter l'hl!111· JP ,·ivre
longtemps sons lt'S Irais ombrages du la
s'ëtayanL dt'l l'orlhograpl1t'l nouvelle , !)OUI'
mieux appuyer leurs théorie� aventureu;ies, n1Uée des frênes.
MM. l'ilotet Vincent, avec plus de rll.ison,
rejettent , de lou1· p1·01n·e nutùrité, Mlre
l"ieille Ma1·scma 1iour en faire une .\far."111"11 reliennonlle nom gallo-romain clc Mco·�m10,
i
imagnaire , qui soiL la �f1wfis A.ww ou et \!} font dérver tle l'étlll dn pays vers
i
l'Arma pore1111a dl>s paicns. la déesse des l'�poquo de hi conquOle. Selon lour.i con
al\Oées, qu .. l<!s gens d<:s1reuit d"u11elo1131Je j.�clurc.; , el tilles nt' mnnqucnl point de
vie in1·oqu11ie11l en M:irs , au nom·e\ nn , Yr.:li�cm.blance, toute la plrune qui S() d6-
lb:é j:idis, comme on sa il, 11 réquinoite du "cloppe au-dessous de )!al'S3ne, n't:t.1it au
pru 1ero1>s (3). tem1>s des Romains , qu'un 111c imarai.s ou
Et toutes ces s.wanles déductions paien êl(lng). qui fut par eux de:>sérhé, un mnre
nes, pour nou� e:tpliquer mythologique- <111ttt111 ou des mcti·a sa11(1 lSir.), donl le
nom se serait transmis clnns la suite an
1'h;Ueau qui commanda la rnJhl,e assninie
(1 t •Il,. urtlloitr11pllu C$I touu-31re ù luul1;
l'nnt1<1iL•. PL les champs fertilisé<; (1 ).
t2> D1•Jm-roix .,l ).l1\..;e1u.::,•rc.
�I) Y()jr Lncroix, L'.1r1·01111i�s�mMt 1/ç,\/•>111"-
<�> \"oir Dcl11r1�>JX, .�11111 .• ;ù11w tl,• la .[lr6nt(',
p. :J9i. 11111111" p. 17.
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Toul cela peul se soutenir assurément; mun, que proLége:iient Io Roubion et Io
mais pourfJUol dédaigner de recourir à la JaLron � Dès lors, on comprt!nd pourquoi
langae de nos nnis pô1·cs celtiques . les les Ségalnuniens appelèrent leur chrlteau
��galaunicns, uno puissante rraction de fro111i?re Jfnrslt-lram, ce qu ' on no1nrnu d3lls
celle tribu des Cav;ires , qui , nu dire de la suite une JI arche (1 )-
8l1'3bon , occupait tout le p3)S renfermé 1\(lrl>s la r-011qu�le des Ilomains, le nom
entre l'l:;èro et la Durance, le Rhône et les celtique fut adouci, i1 de,·int .\far&ana, dang
Alpes·? ltt langue gallo-rom:ûne, pui:! Marsa11e, du
Or, les Ségal:mniens, ou St'govellaunes runL louL le moren àge et jusqu'il nous.
�elou Pline cl Plol6tnC!c, s'élondnicnt de Si l'on adopte cette explication judicieuse,
l'Iserc au nouhion , par lequel ils oi:taient duc il �!. de Coston, il rauc reconnaitra ù
!'ép:iré>I des Tricastin� au midi, tanclis 1111'ils Mnrsnnc lt1 plus antique ol'igine, et nous
confinaienl, 11 l'orient, !I cës belli'fueux croyons qu'on pourrait mal aisément lu lui
''oconces, dont les terres venaient c:cpirer Jisputer.
dnns ln Valdllin�, tout prè.� iles col.Clu1x de
!lforsane.
et J //11111, rlldlcal de h�mMu, rcut dit'il ll�u
La colline cle Snini,.Fi;lix, qui commande hol1ih•, tottittü ou non, f'lmur4':'4,mH: f'h>nlf••r<":
tout� la plaine, étail ainsi 13 frontière de ti'(JI) W{fl'�/1�/trJm, ln (ot'l<'.l'Cb-,,� tfO ln ft'Vl1lÎt1t'\•.
troi• pt>uplades impor1ante3, Nmua111es et
guerri�rd. Quelle apparence n'y a-t-il point
al•ws q1w les Ségnlauni1:ni1 eusseul hàli
un" iort.:rc<•<: sur la noupe tl11 mont de.>
.\y�. comnlè les \'0<·onc<'' le llrent pilut
Nre i. Soyans, 1;10di• 4ue les Tricastius
eurent leur boukra1J 11 .:.il antique .\eu-
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