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-.-� TERRAS Léon faisait partie du 106eme régiment d'ortll/erie lourde et tomba
;. /' pour la Fronce le 3 juillet 1916 à 1'6ge de trente ans. Décoré de Io médaille
('[' k·1t.1.JaJ- fd,;/. Q a ri" , /e <J-;L.�ua militaire et de Io Croix de Guerre dont voici Io citotion; « Canonnier très
brave tué à Verdun le 3 juillet 1916 ou moment d'une attaque ennemie en
' Â�tiUf ,;11 · -tu<.t- b.J''k"<'.f' GJ,, .. , ne_ assurant l'exécution d'un tir sous un violent bombardement».
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Au nom de Io municipalité et de Io population entière, j'adresse aux familles
léances
TERRAS et FUZAND nos sincères condo .
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1?/ dr:e tZ1�tW'/�uy}�,�;, Adieu mon cher Léon, repo en poix dons Io terre maternelle auprès de ton
l'Jt _/a.w do � ·i beau père qu i te chérissait tant; Lo vie serait une duperie si une existence
comme Io tienne n'av ait pas ou· delà d'elle sa récompense.
Adieu, tu laisses une famille et des amis profondément affligés, mais fiers de
toi.
Au moment ou se célèbre le lOOeme anniversaire du
début de la première guerre mondiale ce discours
prononcé presque quatre ans après la fin du conflit,
résume à lui seul la dimension du drame vécu par nos
aïeux. Il me semble très important de le lire et le relire
pour s'en imprégner
Discours de monsieur Michel Moire le Marsanne Aux Funérailles des restes
glorieux de notre cher Léon Terras ; Le 2 juin 1922.
Dons une commune il est des heures ou l'on sent davantage Io collectivi té
des esprits et des e<zurs, ou l'on éprouve mieux que les douleurs des uns
sont les douleurs de tous
Nous sommes à l'une de ces heures, tous groupés autour du cercil de
Terras Léon, nous avons les mêmes sentiments de tristesse et de fierté; de
tristesse, parce que nous pleurons en lui l'espoir de Io famille, l'espoir de Io
commune et aussi l'espoir de Io patrie.
Il eOt continué parmi nous cette tradition de trovol/, d'honnêteté, de
générosité, de fraternité qui est le plus bel héritage que nous oient légué
nos pères.
Ce qu'il fOt ici nous le savons tous. Cette foule qui se presse autour de sa
dépouille mortelle dit plus fortement que ne le ferait le plus beau des
discours, combien nous l'estimions, combien nous l'aimions. Aussi c'est de
tout notre être que nous associons à Io douleur de son père, de sa mère
dont il étoit le plus oimé des soutiens, à la douleur de sa veuve inconsolable
qui perd le plus tendre des époux, à la douleur de sa fill ette chérie qui l'o à
peine connu mois à Io quelle il lègue le plus impérissable des dons: Io
Gloire
Ce qu'i l était comme citoyen, il le fût comme soldat. Toujours à son poste, prêt
pour toutes les besognes, il avait l'estime de ses chefs. Comme tous les
outres, il subit les mortelles heures d'attente, il demeura
Impassible dons l'eau et dons la boue aussi bien que sous les obus. N'y avoir-il
pas Io Fronce à sauver, Io Fronce à venger.
Cor Mesdames et Messieurs, les individus meurent, Io Fronce ne meurt pas.
C'est pourquoi de ce fleuve de sang qui inonda les col/Ines d'Alsace et des
Vosges, les 6pretés des chemins de Verdun, les rivières de l'Aie et de Io
Somme et les fleuves de Belgique, doit sortir une sève féconde de
patriotisme et d'union. Rien ne cimente comme Je sang et les larmes.
Or, chez nous il y eu du sang et des l armes aussi nous avons cimenté un
accor une amitié que rien ne pourra rompre pas même et surtout les
intérêts particuliers. Quand on o souffert ensemble, on s'aime ensemble, on
s'olde ensemble. Lo leçon fut terrible, qu'elle nous soit profitable.
Mesdames et Messieurs, il est bon que là·bos ou bord du Rhin, en face de
l'ennemi restent des tourbes, des cimetières. Leurs croix de bois ont une
éloquence. Quand les oiseaux de proie les découvriront, ils ne s'abattront
plus sur elles. Elles portent toutes en lettres invisibles mais
com p réhensibles : « ils ne passerons pos ».
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les Amis Du Vieux Marsanne· Bulletin N° 30 XXXX

