Page 452 - Tous les bulletins de l'association des" Amis du Vieux Marsanne"
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Le 14 mai 1354, c'est le Comte Aimar VIII de Poitiers qui fit don de la forêt aux habitants de
Marsanne, avec tous les droits que cela comporte, concédant ainsi aux Marsannais les solides
privilèges qu'ils surent défendre jusqu'en 1789 (voir donation de la forêt dans le Bulletin N°5 des
Amis du Vieux Marsanne). C'est de lui dont notre vieille rue porte le nom.
3 - CHEVALIER DE COURSAS (Lotissement)
Noël de Coursas était né du mariage, en septembre 1537, entre Antoine de Monteil de Coursas,
originaire de Grâne et Marguerite Odoard, fille de noble Pierre Odoard de Marsanne (domaine du
Parc). Il s'illustra très bravement au cours des guerres de religion en défendant Marsanne-la-
catholique contre les assauts successifs des protestants, conduits par Monbrun, puis par
Lesdiguières.
Dès 1573, (Bertrand Raimbaud de Simiane, baron) de Gordes, gouverneur du Dauphiné, avait
confié la garde de Marsanne à ce "Bon et vaillant capitaine, expérimenté aux armes et fiable". Ce
"bon capitaine", sans cesse, prévint ou repoussa les assauts ennemis jusqu'à l'ultime victoire,
remportée le 4 janvier 1589, contre les hommes de Lesdiguières, cantonnés au "Hautes Tours".
Avec cinq cents cavaliers, mille arquebusiers à pied, trois canons, ces derniers échouèrent face au
puissant système défensif, face à la confiance et au courage qu'avait obtenu de Coursas. La paix
revenue, jouissant de l'estime générale, il vécut ses derniers jours à Marsanne, où l'on situe sa
mort vers 1604. Nous avons conservé un "fauchard" (arme ancienne, dérivée de la faux) toujours
exposé dans la petite chapelle de Fresneau où il est le symbole du catholicisme victorieux.
4 - DE BAILLENCOURT (Avenue...)
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Le colonel Jérôme de Baillencourt commandait le 40 Régiment d'infanterie, à Rome, en 1854.
C'est lui qui présenta au Pape Pie IX la requête de Monsieur Charles Bernardin de Montluisant
concernant le couronnement de Notre-Dame de Fresneau ; c'est lui encore qui fit bénir par Sa
Sainteté la couronne de la Vierge offerte par la famille de Montluisant. Il fut, en quelque sorte,
notre plénipotentiaire auprès du Saint-Siège dans l'action menée par Monsieur de Montluisant en
faveur du pèlerinage de Fresneau. Le couronnement solennel de la Vierge, à laquelle fut attachée
l'indulgence de la Portioncule, fut célébré en présence d'une immense foule et de très nombreux
prélats, le 8 septembre 1855.
5 - EMILE LOUBET (Place...)
Il naquit à Marsanne le 30 décembre 1838, à la ferme de "La Terrasse", propriété actuelle de la
famille Charol.
Après une enfance simple de petit paysan très proche de la nature, se rendant chaque jour, à pied,
à l'école du vieux village (voir bulletin n°4 - Amis du Vieux Marsanne), ses études le
conduisirent jusqu'au doctorat en droit, obtenu à Paris en 1863.
Revenu au pays, il s'inscrivit au barreau de Montélimar comme avocat et s'engagea très vite sur
les chemins d'une carrière politique qui, à partir de la mairie de Montélimar, l'emmènera jusqu'à
l'Elysée (1899-1906). "Je suis un républicain modéré, mais pas modérément républicain", disait-il
alors que la république était encore bien mal assise.
Homme de raison, très cultivé, très travailleur, doué d'indéniables qualités de conciliateur, de
diplomatie, il fut un grand président, le premier de la Troisième République qui accomplit
totalement son septennat, le premier issu d'une famille paysanne.

