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LES PLAQUES DE COCHER
Il y a quelques années, au début des travaux de l’immeuble « REY », nous avions fait démonter la
plaque en fonte « Place chevalier de Coursas » pour la sauvegarder et la restaurer afin de la remettre en
place à la fin des travaux.
Lors d’une discussion avec Monsieur le Maire sur la restauration de cette plaque, il exprima le
souhait de restaurer également les plaques situées de part et d’autre de la mairie ainsi que la plaque
apposée sur l’obélisque de la fontaine.
A la recherche d’informations sur leurs couleurs d’origine, nous sommes tombés sur des sites
passionnants, dont celui de M. Costantini, de Puy-Saint-Martin, qui a réalisé un énorme travail sur ces
plaques dans notre département.
Nous avons ainsi appris que le terme « plaque de cocher » n’est que tout récent. La dénomination
exacte est : « tableau indicateur de direction » pour les panneaux posés sur les murs de la mairie, et
« plaque de distances légales » pour celui de l’obélisque.
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Le XIX siècle voit l’organisation du réseau routier se structurer. En 1833, puis 1835 des
circulaires recommandent l’implantation de panneaux indicateurs de direction aux carrefours des
principales voies de communication Des précisions sur les formes et couleurs des panneaux
accompagnent la circulaire de 1835. « Les tableaux seront en bois, fer, ou fonte, ou, dans les bourgs
peints sur un mur enduit de mortier. Les panneaux seront de couleur bleu de ciel foncé, les lettres
blanches ». Les grandes routes nationales commencent à s’équiper.
En 1846, les établissements Henri Bouilliant, à Paris, inventent et déposent un brevet pour la
réalisation de plaques fonte avec écritures en relief.
En 1861 le département de la Drôme passe commande à l’entreprise Colombet, de Chabeuil, pour
la pose de 1 274 tableaux. La maison Bouilliant en assurera très probablement la fourniture (brevet). La
pose se déroule de 1861 à 1865.
En 1859, suivant les volontés de Napoléon III, une nouvelle circulaire recommande la pose au
centre des bourgs de plaques de distances légales donnant le nom de la localité et les distances la séparant
des principaux centres administratifs. Seuls deux départements appliqueront cette recommandation : La
Sarthe et la Drôme.
Dans la Drôme, 360 plaques sont commandées par le préfet et posées par l’entreprise Longueville
et Cie, de Valence, entre 1861 et 1862.
A Marsanne, on peut penser que la plaque de la
fontaine occupe son emplacement d'origine. En
revanche, pour les plaques directionnelles de la Mairie
(construction achevée en 1884) ce sont, soit des
plaques posées entre 1861 et 1865 et récupérées, soit
un nouvelle commande.
L’orthographe particulière de « Montelimart »
est différente de celle que l’on peut voir sur des
plaques de même usage à La Laupie ou à Manas.
A cette nouvelle commande aurait pu s'en ajouter une de plaques de rue comme celle de
l’immeuble REY et celle située en haut de la rue du Comte de Poitiers.
La plaque « Place du chevalier de Coursas » porte les initiales en relief « HBB », signature du fondeur
Henri Bouillant Brevet.
Les Amis du Vieux Marsanne. Bulletin n°38 Page | 21

